Tsé, quand ton heure n’a pas encore sonné? Les routes en Afrique sont dangereuses. Partout. Point. Et George est un excellent chauffeur. Je le recommande vivement.
Ce n’est un secret pour personne que sortir indemne d’un trajet routier sur ce continent relève parfois de l’exploit. J’en témoigne aujourd’hui.
Sur le chemin du retour de Maropong — le musée du Berceau de l’humanité—, alors que je discute agréablement avec George, une voiture venant en sens inverse perd le contrôle quand sa roue touche l’accotement. Nous regardons tous les deux cette voiture foncer droit sur nous. George accélère. La voiture évite de justesse l’aile gauche pour passer juste derrière nous. Je me retourne, dans un nuage de poussière la voiture rejoint l’accotement de notre côté de la route et s’immobilise après avoir fait deux ou trois tonneaux.

…
Comme dans un film au ralenti. Mais le cœur, lui, bat très, très, très vite. Nous avons été fort chanceux.
C’est pourtant la main de Robert Broom que j’ai choisi de frotter.

Je m’explique : Robert Broom c’est le paléontologue qui a permis d’identifier Mme Ples, l’Australopithecus africanus (d’abord identifiée comme une Plesianthropus, d’où son nom). Bref, un buste de Broom est situé à la sortie de la grotte où la dame a été découverte. Le nez et la main gauche du bronze tenant le crâne de Mme Ples sont particulièrement brillants. Or, la légende veut que celui ou celle qui frottera le nez obtiendra la chance, tandis que la main apportera la sagesse. J’ai choisi la sagesse.
Quand j’ai dévoilé mon choix à ma guide, Keko, elle m’a assuré que j’avais fait le bon choix parce que la sagesse apporte aussi la chance. Je pense qu’elle avait raison.
Diabonga, c’est merci en Zulu.
Demain, c’est Soweto!
Bisous
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